mardi 6 mai 2014

Les boîtes de sardines de collection

Un produit Breton historique

C’est le confiseur Nicolas Appert, qui fit l’invention en 1795 de l’appertisation, cette méthode de stérilisation permit aux sardines une fois préparées d’être conservées têtes bêches dans des boites de fer-blanc.




Cette activité était très développée en Bretagne principalement dans le Finistère et souvent effectuée par les femmes et les enfants, la soudure restait l’affaire des hommes.
Au départ, les boites de sardines furent peu considérées et souvent consommées par les matelots avant de gagner en popularité et devenir une vraie institution.




Aujourd’hui les sardines sont conservées dans l’huile d’arachide ou d’olive et agrémentées de condiments. Le graphisme des boites a lui aussi évolué en suivant les tendances du moment.

Une valeur sûre

Pour les Bretons, les sardines en boites sont un met incontournable du garde manger, c’est un vrai plaisir que d’ouvrir cette petite boite pleine de saveur, d’enlever les arêtes, d’écraser à la fourchette les sardines confites et de les tartiner sur une tranche de pain accompagnée de beurre salé (bien entendu). 




Rapellez-vous d’une époque pas si lointaine de cette fameuse clé qui permettait d’ouvrir un peu laborieusement les boites, heureusement remplacée par un autre système plus pratique !

Des collectionneurs

Au début des années 1990, la marque Bretonne Connetable a eu l’idée de commercialiser la première boite millésimée, d’autres fabricants ont suivi l’idée en estampillant les fameuses boites de fer-blanc d’illustrations d’artistes locaux, tel que le peintre Brestois Patrick Camus représentant nos célèbres Bigoudènes de la collection 2009

Les puxisardinophiles ou clupéidophiles (de boites pleines ou vides), voilà le nom donné aux collectionneurs, sardinophiles fait aussi l’affaire.


La sardine se bonifie avec le temps

Détail important... comme les bouteilles de vin de grand cru, les boites de sardines doivent être retournées de temps en temps !