vendredi 18 septembre 2015

Ces symboles qui font la Bretagne

Le triskel et l'hermine sont deux symboles forts de la Bretagne.

LE TRISKEL : le symbole celte le plus moderne
Reconnaissable avec ses 3 spirales, le triskel est devenu le symbole de toute une génération, et a su s'adapter au monde moderne. Mais d'où vient-il ? Et que représente t-il réellement ?

On peut l'écrire triskell, triskel ou encore triskèle.

Cette sorte de croix à trois branches puise ses origines dans la culture celte et les plus anciennes traces ont été retrouvées en Irlande 3200 ans avant JC.
Des anthropologues, des historiens se sont penchés sur ses représentations.
Elles nous ramènent pour la plupart à la culture celte dont il est le fruit.

Plusieurs significations lui sont attribuées :

Trinités élémentaires !

-Le triskel évoquerait les 3 éléments : eau, terre et feu. Certains affirment que l'élément air serait au centre.
-Métaphore de la course du soleil, il représenterait également les 3 grands axes de l'astre (lever, zénith et coucher ).
On lui confère aussi un sens divin avec la symbolique de la trinité qui regroupe Lug, Dagda et Ogme les 3 divinités primordiales celtes. Cette même trinité a été reprise dans la religion chrétienne (Père, fils et Saint-Esprit)

Sa nature ternaire, offre une multitude de combinaisons possibles permettant d'incarner des trinités telles que les 3 âges de la vie (enfance, âge adulte, vieillesse), le temps qui passe (passé, présent, avenir), le monde des vivants, celui des morts et celui des esprits...

Incarnation d'une Bretagne moderne

Selon son orientation, spirales tournées vers la droite ou tournées vers la gauche, le triskel fut jadis un symbole de paix ou de guerre. Vous l'aurez compris, notre jolie effigie puise sa source dans l'histoire et a su fédérer autour de ses mystérieuses volutes tout un peuple qui se reconnaît dans la culture celtique. Ancré dans le passé, il est pourtant aujourd'hui l'incarnation d'une Bretagne ouverte vers le tourisme et le partage de son patrimoine.


l'HERMINE : au temps des chevaliers !

Du drapeau breton aux armoiries des villes bretonnes, l'hermine est partout dans les représentations et a marqué l'identité bretonne depuis le moyen- âge.

Une invention du XIII ème siècle Dès le moyen âge, la noblesse prit l'habitude d'identifier sa lignée à travers différents objets : les écus, les tabars, ou le blason. Le pelage de l''hermine a la particularité d'être entièrement blanc en hiver, sauf le bout de la queue. C'est cette petite pointe brune qui, savamment cousue et ajustée sur les blasons, forme une sorte de croix. L'hermine devint, à partir de 1202, l'emblème de Pierre II de Dreux, duc de Bretagne, qui modifia le blason de son père, comme c'était l'usage pour les cadets, en ajoutant une moucheture d'hermine. Il fut aussi le premier à populariser ces armoiries.

« Plutôt la mort que la souillure » : la devise de la duchesse Anne «Kentoc'h mervel eget bezañ saotret »

Une légende raconte que la duchesse Anne de Bretagne choisit l’emblème de l'hermine et la devise bretonne « plutôt la mort que la souillure » après avoir assisté à une scène de chasse. L'hermine, prise au piège par les chasseurs, fit volte face et tint tête aux chasseurs plutôt que de franchir une marre de boue. Aussitôt la Duchesse Anne fut touchée par le caractère noble de l'animal. Elle ordonna aux chasseurs d'épargner la bête qui préférait la mort à la souillure et en fit sa devise.

Chez Rêves de Bretagne, le Triskell et l'Hermine sont très présents et déclinés en Bijoux, Mugs, Autocollants et même sur des Bonnets, Miki et autres Vêtements Bretons